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« Notre intérêt est de donner envie de louer »

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Le 07/12/2018 à 13:50 I Soyez le 1er à déposer un commentaire

Tête de liste des représentants des propriétaires pour les prochaines élections à la chambre d’Agriculture, Patrice Joseph a bien voulu répondre à nos questions.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la tête de la liste des représentants des propriétaires bailleurs pour les prochaines élections à la chambre d’Agriculture ? 

Patrice Joseph : J’ai toujours été à la FDSEA, responsable cantonal puis départemental, et tout ce qui touche au foncier m’a toujours plus qu’intéressé. Je siège à la Commission départementale d’orientation agricole (CDOA), en comité Safer, tout ce qui est contrôle des structures. À ma retraite, je suis devenu président de la section des Bailleurs de la FDSEA, de la FRSEA et vice-président de la section nationale. De deux postes que nous avions à la Chambre, il n’en reste plus qu’un. Avant nous faisions une liste commune avec le Syndicat de la propriété privée rurale d’Eure-et-Loir (SPPR28). L’actuel président de la Chambre, Éric Thirouin, m’a demandé d’être candidat. Nous avons négocié avec les représentants de la Propriété privée, afin de savoir si nous partions en bagarre pour les élections ou si nous travaillions en bonne intelligence. Au final, je suis tête de liste et Alain Besnier et Laure Estivant, du SPPR, seront suppléants.

Partagez-vous les mêmes objectifs avec le SPPR d’Eureet-Loir ?

J’ai rencontré son président, Olivier de Schonen, et nous avons élaboré une profession de foi commune. Nous avons les mêmes interlocuteurs, les fermiers, nous parlons donc de la même chose. L’impôt Chambre, c’est 45 % de son budget de 7 millions, et nous en représentons 3 millions. Si je suis élu, j’aurais un bon poids sur les épaules… 

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés ?

Le but est de toiletter le statut du fermage qui va avoir quatre-vingts ans. À l’époque, l’agriculture n’était pas ce qu’elle est maintenant. Aujourd’hui on a des formes sociétaires, nous avons affaire à des entrepreneurs, ce ne sont plus des fermiers. Il faut que les règles changent. Sans tout révolutionner, il y a toute une palette de baux qui vont bien à tout le monde : baux de 9 ans, 18 ans, 25 ans, de carrière, cessibles et même environnementaux. Ce qui coince, c’est la rentabilité et donc les prix du fermage. C’est pour ça que les propriétaires ne veulent plus louer. L’intérêt est de donner envie de louer. Les fermiers ont besoin que l’on loue… Si on ne réforme pas ce statut, on n’en aura bientôt plus besoin, faute de combattants… Il y a trop de travail à façon, ce n’est pas bon. Les fermiers ont déjà accepté qu’il n’y ait plus de transmission du bail de père en fils. Quand le bailleur va signer un bail il ne sera plus engagé ad vitam æternam. À nouveau preneur il y aura donc un nouveau bail. 

Comment pourrait se concrétiser cette réforme que vous souhaitez ? 

Nous bailleurs, nous ne sommes pas là pour reprendre des fermes, nous sommes là pour continuer à louer. Mais pour ça, il faut de la rentabilité. Il faudrait obtenir 2,5 % de la valeur du foncier. Les bailleurs sont souvent à la retraite, ils ont subi une baisse de 7 points de CSG non compensée, une retraite non revalorisée. Le seul levier que l’on a, c’est le loyer.

Et plus spécifiquement pour l’Eure-et-Loir ? 

Ce qui nous préoccupe, ce sont les problèmes environnementaux. Tout ce qui est sanctuarisation de haies, bord de rivière… D’abord, nous aimerions être au courant, parce que souvent on découvre. Être élu nous permet de participer à différentes instances comme les CDOA, la Safer et les réunions de chasse. Nous sommes attentifs aussi quand nous entendons parler de non-traitement autour des villages. Ça nous inquiète car qui dit non-traitement veut dire que le fermier ne va pas pouvoir mettre en valeur au mieux ses parcelles, et donc elles perdent de la valeur. Nous serions en droit de demander une compensation de l’État. Et puis il y a tout ce qui concerne le foncier lors d’aménagements comme l’A 154. Qui dit autoroute dit expropriation, remembrement. Il faudra que l’on siège dans toutes ces commissions pour défendre la propriété. Là-dessus nous devrons être attentifs, nous serons présents. 

Estimez-vous que les bailleurs sont bien représentés au sein de la Chambre ? 

Pas du tout. Une personne pour 45 % du budget, ce n’est pas bon du tout. Les représentants des exploitants ont été diminués un peu, nous de 50 %. Mais j’aimerais bien que beaucoup de personnes votent pour les représentants des bailleurs, ça donne plus de poids quand on siège. 

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